Formes de liberté
20 septembre 2008
Pendant mon retour du travail, je croise deux jeunes qui traversent le boulevard, l’air bohème, sac au dos. Ils semblent porter sur eux leurs seules possessions. L’un d’eux a une guitare. Je remarque soudain qu’il a aussi un chat, juché sur son épaule, docile et bien agrippé au sac à dos. Plus loin dans la pente gazonnée, le chat saute par terre et court, précède ses maîtres, les attend. Je me demande quelle sorte de dressage cela a pu demander pour pouvoir voyager ainsi avec un chat, sans cage, et je songe que même une liberté des plus totales, comme celle de ces jeunes semble être à mes yeux, n’exclut pas une part de conditionnement qui, au lieu de la diminuer, en fait pleinement partie et la sert. Moi qui me trouve si peu libre, à travailler dans une cage selon un horaire précis et à rentrer chez moi le soir dans une autre cage, celle-là en forme d’autobus, avec les autres prisonniers, n’ai-je pas ce même espace de liberté qui me pend au bout du nez ?
Excellent cette histoire. Moi mon chat m’a déjà suivis dans le bus le matin quand je partais à l’école, il est monté dedans et tout. Il me suit souvent quand je pars dans la rue. alors je dois courir pour qu’il arrête de me suivre. Aussi ce qu’il fait de drôle il dort les quatre pattes en l’air sur le dos!
Question intéressante, à laquelle je songerai, dans ma propre cage.
Que la saison prochaine vous soit clémente.