destroy all dreamers…

Ça prend beaucoup de jus de canneberge pour noyer une tristesse, même modérée. J’ai renoncé à l’alcool qui me donnait trop de lendemains. Il y a encore la présence à gérer, par contre.
Il faudrait enfoncer la porte. Il y a des ombres là-dedans, des nuages, des tempêtes de neige. Les câbles sont gelés. Le signal est codé et arrive par intermittences. Je ne suis pas toujours au poste pour écouter. Parfois, je saisis presque un mot. Quels sont ces mouvements cachés ? Qu’est-ce qui me manipule à bouger ainsi, à marcher, qu’est-ce qui me force à survivre dans la blancheur totale ? La beauté se révèle parfois dans une lumière sourde, mais la déception la suit pas à pas. À quand la beauté de la déception ?
Tout a déjà été dit. Tout ce que l’on dira est inutile. La vérité ne peut être exprimée. C’est pourquoi elle ne peut être vendue.

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