La toune du perpétuel déménagement

(Pour se changer les oreilles des chansons de Gerry Boulet)

En égrenant les minutes d’une journée morose
Tu perds ton temps d’une manière un peu trop désinvolte
À faire les cent pas dans les rues qui t’ont vu grandir
À attendre je ne sais quoi, une sorte de signal

Fatigué par le soleil
Et les longues journées pluvieuses
Tu es jeunes, la vie est longue
Et tu as du temps à tuer
Et un jour tu découvres
Dix années sont passées
Et personne ne te l’avait dit
Tu as manqué le départ

Et tu cours, tu cours pour rattraper le soleil qui disparait
Dans le couchant pour revenir dans ton dos à nouveau
Le soleil semble être resté le même, mais tu as vieilli
Plus essoufflé et à un jour de moins de ta mort

Chaque année un peu plus courte
Tu n’as plus jamais le temps
Tes projets demeurent néant
Ou brouillons au fond d’un tiroir
Tu as ta manière de t’accrocher à un lent désespoir
Le temps n’est plus
La chanson s’achève
J’aimerais avoir autre chose à dire…

Chez moi, à nouveau
J’aime être ici quand je le peux
Quand je rentre transi et fatigué
La chaleur du feu est bonne pour mes vieux os
Au loin dans la vaste plaine
L’appel de la grande cloche
Met les fidèles à genoux
Pour entendre les mots de la magie

Publicités

One Comment on “La toune du perpétuel déménagement”

  1. Anne D. dit :

    Petite promenade matinale, je fais dorénavant partie de vos confidents. anne


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s