Kant et l’essence du Catch-22

S’il faut toujours, comme le croit Kant, sacrifier son propre intérêt pour faire preuve de bonne volonté, l’être humain se retrouve devant le paradoxe suivant :

Si sa bonne volonté a pour conséquence accidentelle de lui faire obtenir ce qu’il mérite, et qu’il en retire quelque jouissance, sa bonne volonté est aussitôt disqualifiée et il perd la jouissance de ce qu’il ne mérite désormais plus;

S’il se sacrifie au point même de refuser la récompense de sa bonne volonté, alors il la mérite, quoique sans en jouir réellement, et il peut dormir sur ses deux oreilles, sa conscience intacte.

J’aimerais croire que je me trompe et qu’il ne me soit pas nécessaire de refuser d’être humaine pour avoir le droit de l’être.

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