Éloge de la mésadaptation, partie 63 848

Cette fois, c’est Brad qui m’enlève les mots de la bouche.

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Limites de la condition humaine post-moderne

Il n’y a pas moyen d’être tranquille avec une conscience, même si elle est, la plupart du temps, endormie. Il manque des pages au mode d’emploi de la vie et nous en sommes, de toute façon, au troisième épilogue. Les pôles se sont éteints; les boussoles hésitent et les astres sont inconstants. Il n’y a plus que du mou et du tiède, mais on sent bien que quelque chose brûle encore par en-dedans. Brûle par sa béance, trou chaud fumant. Brûle par son absence, jusqu’à l’obsédant.

Une seule issue, peut-être la même depuis toujours : le pari, ce joyeux aveuglement.


La gestion des produits

On écrit sur la folie comme un sain d’esprit qui s’adresse à d’autres sains d’esprit. Comme si on pouvait parler de la folie sans l’éprouver un peu soi-même. Comme si ceux dont il est question n’existaient pas ou ne valaient pas la peine qu’on leur adresse la parole. C’est comme parler longuement à l’oreille de quelqu’un devant des témoins inquiets et gênés.

On fait cela avec les pauvres aussi, dans notre société. C’est ce qu’on appelle être charitable.

Respects à Moutier pour un livre qui fait réfléchir, quand même.