La quadrature du siècle

On revient toujours
Au métro Berri-Uqam
Au bout du fil des coïncidences
Et des catastrophes ordinaires, en série

S’il est vrai que Dieu peut saisir d’un regard tout le temps de notre vie
Il nous voit comme des serpents aux longueurs erratiques, sans cohérence
Croisés indissociablement, dans leur solitude, au métro Berri-Uqam

Et dans nos têtes isolées, les mêmes serpents, mais plus longs et plus entremêlés
Comme une version irrationnelle de nos intestins

Nœuds de karma séchés, un peu lendemain de veille
Qui attendent le premier métro

« L’esprit a beau parcourir plus de chemin que le cœur, il n’ira jamais aussi loin. » (proverbe chinois)

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