L’ennemi mortel

Je suis tombée par hasard sur cette intéressante définition de l’ennui, par George Steiner : « Je pense à un enchevêtrement d’exaspérations, à une sédimentation de désœuvrements. À l’usure des énergies dissipées dans la routine tandis que croît l’entropie. À des mouvements sans cesse repris qui, tout comme l’inactivité et pourvu qu’on les prolonge assez, empoisonnent le sang d’une torpeur acide. À une léthargie fébrile. À la nausée molle, que Coleridge dépeint avec tellement de précision dans sa Biographia Literaria, de celui qui rate une marche dans un escalier obscur. »

Respects, frère dans l’ennui.

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